Le niveau des étudiants français en matière numérique demeure fragile, montre une nouvelle étude publiée le 09/12/25 par l’Observatoire Pix des compétences numériques:
4 étudiants sur 10 de Licence 1 demeurent en dessous du niveau attendu à la fin du Lycée. Un écart de genre est observé: 22 % des étudiants atteignent les niveaux les plus avancés contre seulement 13% pour les étudiantes. Les résultats complets:
Pour évaluer le niveau de connaissances dont on dispose sur le plan numérique, il faut considérer cinq domaines de compétences:
Certaines personnes maîtrisent une partie d’entre eux, d’autres n’en maîtrisent aucun.
Pour repérer l’illectronisme, il faut différencier l’illectronisme total et l’illectronisme partiel.
Selon l’Insee, l’illectronisme total concerne environ 15,4 % des Français de plus de 15 ans, ce qui correspond à environ 8 millions de personnes. L’illectronisme partiel correspond aux personnes qui n’ont pas certaines compétences de base, ce qui concerne environ 30 % des personnes de plus de 15 ans. Notons par ailleurs que 20,5 % des internautes en général n’ont pas la compétence de base de protection de la vie privée, alors même que cette compétence concerne tout le monde, et ce dans une période où toute information est susceptible d’être monnayée, utilisée, voire détournée (« fake news », deepfakes, etc.).
Lorsque l’on s’intéresse en particulier aux 15-24 ans, des données viennent relativiser le mythe du jeune qui maîtriserait le numérique. Si les jeunes n’ont jamais été aussi connectés, le baromètre de l’Observatoire Pix appelle à la vigilance.
De nombreux freins, notamment psychologiques, pourraient expliquer ces constats.
Sur le plan individuel, le fait de (ne pas) se sentir capable est un déterminant majeur. Cela influence la motivation à utiliser les outils numériques et la performance lors de leur usage et, plus globalement, la motivation scolaire.
En outre, l’anxiété vis-à-vis du numérique et le technostress influencent également le rapport au numérique des adolescents, notamment en fonction du genre.
Sur le plan collectif, les représentations et les stéréotypes peuvent conduire à une stigmatisation de certains jeunes dits offline (utilisant pas ou peu les outils numériques). Ils peuvent générer une altération des performances lorsque l’on est victime d’un stéréotype en situation d’évaluation ou de jugement, influençant notamment les trajectoires en études d’informatique en fonction du genre.
Sources: Observatoire Pix, science-et-vie.com