Nous vous partageons trois ressources récentes:
un sondage réalisé auprès des adolescents de 11 à 18 ans;
une enquête intitulée « Seconde vague de mesure d’indicateurs structurels de la mésinformation sur les grandes plateformes en Europe;
et un documentaire « Détecteur de mythos, à l’attaque des fakenews ».
Sondage Toluna Harris Interactive pour E-enfance (janv 26):
Enquête réalisée en ligne du 22 au 27 janvier 2026. Échantillon de 1 049 adolescents représentatif de la population française âgée de 11 à 18 ans. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle des parents, région et taille d’agglomération de l’interviewé(e).
Enquête: « Analyse scientifique des indicateurs structurels de la désinformation en ligne » (octobre 2025):
Ce rapport est publié dans le cadre du projet SIMODS (Des indicateurs structurels pour observer la désinformation en ligne de manière scientifique), une initiative collaborative soutenue par le Fonds Européen pour les Médias et l’Information géré par la Fondation Calouste Gulbenkian, dirigé par Science Feedback en partenariat avec l’Universitat Oberta de Catalunya, Check First, Newtral, Demagog SK et Pravda.
Résultats clés:
- Prévalence : TikTok continue d’afficher la prévalence de mésinformation la plus élevée (~25 % des publications pondérées par l’exposition), en hausse par rapport aux ~20 % de la première mesure. YouTube a également enregistré une hausse notable, passant de ~8,5 % à ~12 %. Trois plateformes (TikTok, X/Twitter et YouTube) contiennent désormais plus de contenus problématiques que de contenus crédibles dans nos échantillons.
- Prime à la désinformation : L’avantage en termes d’interactions des comptes peu fiables sur les comptes crédibles a persisté ou s’est aggravé sur la plupart des plateformes. Sur X/Twitter, il est passé de ~4× à ~10×, et sur YouTube de ~8,5× à ~11×. LinkedIn reste la seule exception où aucune prime significative n’est observée.
- Monétisation : L’opacité des plateformes reste la règle. Là où les données permettaient une inférence partielle (YouTube et Facebook), une proportion élevée de comptes peu fiables éligibles semblent monétisés (81 % sur YouTube et 22 % sur Facebook), ce qui indique que les politiques de démonétisation ne fonctionnent pas comme prévu.
- Désinformation générée par IA : Un post de mésinformation sur quatre sur TikTok (24 %) et près d’un sur cinq sur YouTube (19 %) contient du contenu généré par IA. Plus de 83 % de ces contenus ne portent aucun label. La mésinformation en matière de santé domine sur les deux plateformes.
- Croissance des audiences : Sur la plupart des plateformes, aucune différence significative dans la croissance du nombre d’abonnés n’a été observée entre les comptes de haute et de faible crédibilité. X/Twitter fait exception : les comptes peu fiables augmentent leur audience à un rythme environ 3,5 fois supérieur à celui des comptes crédibles.
Pour aller plus loin: l’enquête complète à l’adresse https://science.feedback.org/fr/seconde-vague-mesure-indicateurs-structurels-mesinformation-grandes-plateformes-europe/
Documentaire sur France.tv: « Détecteur de mythos, à l’attaque des fakenews » réalisé par Cécile Tartakovsky et Simon Fichet, et diffusé mercredi 25 mars à 22h45 sur France 2. Disponible jusqu’au 22/10/26.
Exposés principalement à leur smartphone, comment les jeunes s’informent-ils ? Comment se défendent-ils face aux fake news, aux dangers de l’IA ou aux théories complotistes ? En se plaçant de leur point de vue, ce film s’immerge au cœur d’un dispositif dédié à l’éducation aux médias et à l’information. Pendant plusieurs mois, en coconstruction avec l’équipe de tournage, il leur propose de débattre, de développer leurs centres d’intérêts, de sortir de leur zone de confort, de fabriquer de l’information. Sans angélisme, avec lucidité, il donne à voir les pratiques riches et variées capables de leur fournir des outils d’auto-défense intellectuelle.
Illustration de l’article générée avec Mistral.
